Berlin, créative et rebelle (1/2)

Berlin c’est une ville qui ne dort jamais, en effervescence à toute heure du jour et de la nuit. Berlin c’est la créativité partout, toujours, un aimant attirant des artistes du monde entier.

#Artiseverywhere

Si vous aimez l’art de rue, cette ville est faite pour vous. Pour découvrir les lieux les plus emblématiques, j’ai suivi les conseils d’une artiste de Punk is Dada qui menait le tour Alternative Berlin. Rendez-vous pris sur Alexanderstrass, près du Starbucks. Vous me direz qu’il y a plus alternatif pour débuter un tour. En fait, c’est parce que notre guide nous emmène à Rosenthaler Strass, la seule rue du très touristique quartier Mitte qui porte encore l’essence transgessive d’une époque révolue, celle d’après la chute du mur de Berlin. Comme la population ne voulait pas réinvestir l’endroit par peur de voir le mur être érigé de nouveau, des artistes du monde entier sont venus squatter les lieux et injecter leur créativité. Mais quand squatter est devenu illégal, ces mêmes artistes ont migré dans le quartier de Kreuzberg, tandis que la rue de Rosenthaler est devenue un vestige de cette période, à l’image du collectif Monster Kabinett, le dernier à tenir bon.

Si le street art est illégal à Berlin, avec moins de dix murs mis à disposition, les oeuvres recouvrent pourtant la ville et un mur vierge est un appel au spray. Se réapproprier l’espace urbain fait aussi partie d’une thérapie collective, dans le cadre du mur de Berlin notamment. À chaque coin de rue vous pouvez tomber sur des artistes comme  Don John , Jimmy C, Shepard Fairey, Various and Gould, Case ou encore le duo Os Gemeos. La nuit, Astronaut de Victor Ash dévoile son secret. L’application Street Art Berlin peut servir de boussole dans la ville à la recherche des œuvres des artistes cités, dont une grande part est nichée dans le quartier de Kreuzberg. En 1960, ce quartier du secteur américain était le seul endroit qui permettait d’éviter l’année de service militaire obligatoire, et il a donc attiré une jeunesse rebelle. Des artistes comme David Bowie ou Iggy Pop ont aussi arpenté ces rues, et c’est là qu’est né le mouvement de protestation Black Bloc.La communauté turque donne aussi son essence au quartier et son surnom de mini Istanbul. Pour autant, la gentrification est passée par là et cet esprit alternatif a un ennemi de taille, le Media Spree, symbolisé par d’imposants immeubles inscrivant leurs marques sur les rives de la rivière Spree, comme Universal ou Mercedes. La fin d’une époque?

fuck off media spree

A suivre, l’article Berlin, musicale et décomplexée

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